18.05.2006
L’amour…ce fils de p…
Un jour, Monsieur Sérieux marchait tranquillement lorsqu’il croisa Mademoiselle Timide. Cupidon les vit, les réunit…et L’Adoul lui emboita le pas.
Un autre jour, Mademoiselle désespérée prenait pensivement son café lorsque son regard croisa furtivement celui de Monsieur Intello. Il suffit d’un peu de temps pour arranger le reste.
Un jour encore, Monsieur Célibataire endurci décida de se marier, alors il tomba amoureux de Mademoiselle Fleur Bleue (qui est encore au lycée) qui se trouve être la voisine qu’il a vu naître et grandir.
Et puis le temps passe, Monsieur sérieux trouve que Madame Timide est plutôt dévergondée. Elle, elle le trouve trop sérieux.
Madame désespérée désespère du trop d’intello-attitude de son mari qui lui se lamente de tout et désespère de voir sa femme un jour partager ses intérêts concernant la politique géostratégique des états unis dans le moyen orient et les mécanismes à mettre en œuvre afin de pallier au fléau de la pauvreté dans le monde…
Et puis Monsieur célibataire endurci joue au papa avec sa Fleur de Lys qui refuse obstinément de lui pondre un héritier. Elle, ne jure que par les fringues de Haifa Wahbi et les sorties nocturnes de sa cousine Bonne Vivante Emancipée qui vient de temps en temps lui raconter ses exploits.
Cupidon a plié bagage depuis longtemps. Il a pris ses jambes à son cou et volé très haut. Ses fléchettes imbibées à l’élixir de fougue ne font plus d’effet. Les gens sont devenus trop égoïstes pense-t-il. Ils devraient peut être sortir du cocon et apprendre à donner avant de chercher à recevoir.
11:00 Publié dans Echos in my head | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
17.05.2006
Today...I'm still lost
Pourquoi revient-elle encore ? Cette sensation de vide au fond de l’estomac qui dénonce un chagrin dissimulé…
Pourquoi maintenant, que tout devrait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes, je veux courir me cacher, cacher ce mal qui brille au fond de mes yeux…on dirait le goût de la trahison, de la séparation, du sang bouillant d’un cœur ébréché.
Pourquoi quand le déluge s’annonce dans ma tête, je ferme les yeux et plane ailleurs pour ne pas sentir la pression sur mon corps. Je me laisse flotter en apesanteur pour esquiver ces poids qui m’enchaînent les chevilles au sol.
Pourquoi tant de questions quand j’en connais les réponses.
Pourquoi chercher des sentiers perdus alors que la voie est si nettement tracée droit devant.
Elle fait mal cette chienne de vie…et c’est peut être bien pour ça qu’on s’acharne autant à la vivre.
14:32 Publié dans Today's mood | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
11.05.2006
Today…I’m lost
Je devrais bosser mais je n’y arrive pas, je voudrais me laisser aller mais je me sens prisonnière. Prisonnière du temps, d’une tradition, d’un rêve auquel je crois aveuglément. D’une réalité aussi.
Et du coup je me sens vieillie et incapable de fermer l’œil sur ces détails qui font que tout semble soudain si clair et limpide, tout ce qui me donne ces maudites crises d’angoisse, tout ce qui me soulève le cœur de peur et de panique à chaque fois que je pense à demain.
Oui, aujourd’hui je comprends parfaitement ce qui fait que je persiste même quand je sais que c’est sans issue ; ce qui fait que je me laisse aller des fois à cette torpeur en essayant de tout fuir surtout moi-même ; ce qui fait que j’ai besoin de me détacher de mon nombril…
J’ai vraiment envie de silence, d’un bon bain de silence et de calme.
C’est bête de dire et redire ces mots à l’infini, parce que ça ne mène nulle part. c’est une éternelle course sur place.
Mais quand on est têtu, petit et vulnérable, on a besoin de parler, de dire que l’on tient à ce petit trésor au fond du cœur parce qu’il nous maintient en vie, parce qu’on veut y croire ou peut être simplement parce qu’on est stupide.
En parlant de stupidité, je réfléchissait hier en rentrant à la maison –parce qu’il m’arrive aussi de réfléchir - à ce gardien sourd muet de poudlhar (l’université au fond de la forêt). C’était un petit vieux monsieur avec une grosse moustache blanche qui aimait raconter un tas de trucs. Et quand il me voyait, il m’arrêtait pour dire bonjour et pour me raconter toute sorte de choses, des trucs qui se sont passés à l’univ, à côté, en ville…et il me donnait mal à la tête tellement il racontait de choses…
Et je me sens stupide maintenant quand je pense à la simplicité de sa vie à ce mec, lui qui était tout le temps souriant !!!
Je sens ma cervelle comme une glace qu’on aurait oubliée hors du frigo, entrain de fondre –c’est vrai qu’il fait chaud ici- et je me laisse fondre lentement…
Ça me manque Saïdia avec sa mer calme au coucher du soleil à la surface plate comme si c’était de l’huile (on utilise toujours cette comparaison…maintenant je me demande pourquoi…) et j’ai envie de manger une énorme glace nougat/chocolat/café.
Pour me faire pardonner pour cet énorme tas de divagation, je partage avec vous le plaisir d’écouter ma Alanis Morissette. Entre ces deux états d’âmes je balance.
Your House

You learn
(je suis trop nulle en informatique, je n'ai pas pu insérer ce titre!!!)
Maintenant, grâce à une généreuse intervention de la part d'une personne dont je tairai le nom pour pas exposer ses bonnes actions à la disgrâce du Seigneur (je divague encore...ça doit être le soleil et le chocolat lol), vous pouvez écouter ce merveilleux titre ici :

13:55 Publié dans Today's mood | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
10.05.2006
Today....I'm so beautiful
You are so beautiful - Ray Charles
et je plane.... :)
11:42 Publié dans Today's mood | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
09.05.2006
Un amour des temps modernes

Un catch me if you can qui dure le plus longtemps possible
Un jeu de mains et des yeux, des secrets de polichinelle
Des stratagèmes, des échafaudages, des passages souterrains
Des jeux de mots et de maux, infligés de part et d’autre
Hypocrisie à l’affiche, en caractères gras lumineux
Des couleurs et des paillettes
Et l’instinct du félin qui s’éveille, qui guette et rode
Vous le sentez qui monte en bouillonnant
Et puis une solitude, atroce, pesante, omniprésente
La peur de vieillir largué par le temps et les autres
Cette envie de sentir un souffle humain sur sa nuque au réveil
Puis le temps qui défile et nous file entre les doigts
On finit vite par s’en rendre compte
Cet espoir qu’on a laissé s’échapper
Cet instant fugace de bonheur
Une chimère, un songe
Et cette question éternelle sur l’essence de l’amour
Existe-t-il vraiment
A-t-il jamais existé ??
On vieillit, on s’accommode de l’ordre établi
Et on fini par survivre
Sur les vestige de ce qu’on a cru être de l’amour
Cet amour des temps modernes.
12:19 Publié dans Echos in my head | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note