09.06.2006
Une leçon de piano
Ton regard plongé dans le mien, tendre gamme en si mineur, triste et solitaire
Ta caresse sur ma joue, une mélodie. Piano, pianissimo…
Et ton rêve que tu chuchotes, au creux de la nuit et de mon oreille
Ta main le long de mon échine, forte, crescendo
Une arpège en la majeur, gaie et hardie
Et cette syncope qui sautille, d’une noire pointée à une croche
La partition continue
Se déroule sous mes pas comme ce sol qui se dérobe
Comme ton souffle qui se ballade
Une leçon de piano, que j’apprendrai pour la vie
Un cours de sensations, une dictée de sons
Et une passion gravée sur ma chair
En mémoire des leçons de piano sur le pc de onetekila...si tu me lis ;)
19:25 Publié dans Petits plaisirs | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
07.06.2006
The others
Ils devraient être morts et enterrés, à peine des souvenirs que l’on sort d’une boîte de temps à autre pour se remémorer le bon vieux temps. Et pourtant, il y en a qui restent. Ils sont là, on continue à les voir dans les lieux qu’on a eu l’habitude de fréquenter, dans un mot, dans un geste…et le tout revient. On se rend vite compte qu’ils ne sont pas morts, mais bien vivants. Oui, ces sentiments qu’on a cru, espéré enterrer sont bien vivants, et ne cessent de nous torturer.
Quand on rencontre quelqu’un, c’est un peu la même chose. Peu de temps s’en faudra avant que l’on se rende compte qu’il y a des « autres ». Ils n’ont peut être pas de preuve d’existence matérielle, pas de cicatrice visible, pas de manifestation sensorielle ; mais ils sont bien là, dans le regard absent que l’on entraperçoit dans les yeux embués de l’autre, dans le soupir brûlant qu’il laisse échapper presque malgré lui… dans ses fous rires inexpliqués. Et on finit par voir qu’il est possédé.
Moi j’ai longtemps été une « autre » sans m’en apercevoir.
C’était il y a deux ans. Une amourette de pas plus de deux mois, ou alors l’ébauche d’un amour. AY était LE rifain, impressionnant par son calme, son raisonnement toujours bien soutenu et son ton de parole régulier et apaisant.
Parce que j’étais trop jeun et con ou parce que je n’avais pas osé m’attacher à l’époque, cette histoire était morte au berceau. Du moins c’est ce que je croyais…mais un an après, AY m’appelle simplement pour demander de mes nouvelles et me souhaiter un joyeux anniversaire. Il s’était rappelé de la date de mon anniversaire et je me suis rendue compte que peut être pour lui cette histoire n’était pas vraiment terminée. Il avait porté mon fantôme en lui pendant tout ce temps…
Je pense que s’il m’avait appelé, c’était justement pour exorciser cette « autre » qu’était mon souvenir et reprendre son chemin.
Mais en faisant cela, il m’avait légué son fantôme à lui dont je ne soupçonnais même pas l’existence. Et soudain je me remis à penser à ce jour où il m’avait tenu la main pour traverser la rue, son demi-sourire et son regard perçant…
Je suis bien consciente que ce n’est que l’effet de l’inachevé, de l’inaccessible sublimé par mon imagination, mais reste-t-il que chaque fois que je pense à cette personne, j’ai le souvenir de quelqu’un de bien, vous savez, ces personnes qui passent paisiblement sans créer de grandes vagues, mais qui laissent un souvenir si agréable que l’on sourit simplement à chaque fois que l’on y repense.
Aujourd’hui, presque un an après, j’en reparle pour la première et la dernière fois, en espérant apaiser la voix de cet « autre » qui résonne tout au fond de moi.
13:06 Publié dans Echos in my head | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
04.06.2006
Et si la fin était tout de même heureuse ??
Elle a fini par faire ce qu’elle voulait, chanter du blues…il a finit par trouver une compagne pour la fin de ses vieux jours…ils ont fini par retrouver leur enfant…
Et pourtant aucun n’a gardé l’amour qui aurait pu le rendre heureux.
« Happy endings », des fins heureuse ? Pas tant que ça !!
Un film avec une bande son extraordinaire, une mise en scène très originale et des émotions étouffées, condensées et distillées dans un enchaînement captivant des évènements.
A la fin, je me suis retrouvée à ressasser dans ma tête un tas de questions, aurait-il fallu qu’ils se battent plus pour leurs rêves et leurs amours ? La vie est-elle simplement injuste ? Ou faut il capituler et accepter son sort aussi imparfait soit-il ?
Vivre avec ses regrets, mais vivre tout de même. Serait-ce le message adressé par ce film ?
De ce film, j’ai préféré ne retenir que la performance magistrale de Maggie Gyllenhaal et son interprétation plutôt réussie de « just the way you are ».
Moi je ne renoncerai pas à mes rêves. Ce n’est pas parce que je suis tombée une fois qu’il faudrait que je reste par terre …
Et puis si la fin n’est pas si heureuse que ça, je me serais au moins battue jusqu'au bout.
Houda…gladiateur lol
21:41 Publié dans Mon Cinéma...:) | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
28.05.2006
Today....I'm a stranger
Une amie que j'ai connue depuis le collège, qui était une amie au lycée, room-mate à poudlhar et pour qui j'étais la confidente, s'est mariée ça fait un mois et demi. Je l'ai appris par une autre amie...
Je devrais composer un visage de circonstances et feindre l’indifférence, mais la vérité est que ça me fait quelque chose qu’elle ne m’ait pas invité. L’amitié ne s’impose pas, mais est-ce qu’elle se simule comme un orgasme ? Deux jours de cela je me sentais comme une bekhoucha en lisant les échanges de sugababes avec un ami bloggueur, la sensation d’impuissance me donnait des nœuds à l’estomac et des questions qui m’ont mis la cervelle en compote. Comment puis-je prétendre être son amie si à ce moment délicat je ne trouve rien à lui dire, rien à faire pour soulager sa peine…
Et puis quoi ? Je veux être l’amie de tout le monde ou quoi ? Faudrait peut être que j’arrête aussi de me faire des films, peut être que la fille en question ne m’a jamais considérée comme son amie, ou qu’on a des conceptions différentes de l’amitié…ou que simplement je me suis retrouvée là au moment où elle avait besoin de parler à quelqu’un et de partager la naissance de son premier amour…
Et je me retrouve à me poser des questions sur ce phénomène de télé réalité et de blogging, cette envie d’exposer nos vies, de partager nos sensations et nos maux. Est-ce parce qu’on se sent seuls, étrangers ??
A poudlhar je me suis toujours sentie étrangère, et j’ai toujours conservé une distance entre mon monde à moi et la vie de l’école. Je ne délivrais ma vie qu’en parcelles divulguées avec parcimonie et jamais tout le lot à la même personne. Et aujourd’hui, me voilà à parler frénétiquement de moi de mes soucis, de mes états d’âmes…à essayer inconsciemment ou peut être consciemment et intentionnellement d’astiquer mon image et la présenter dans un écrin en velours : « messieurs, dames…venez voir la gentille petite fifille à sa maman !!! »
Et lui, pour qui je me tient sagement et docilement en marge de sa vie. Mais là c’est une autre histoire.
Aujourd’hui je me sens plus étrangère que jamais dans ce monde, parce que je ne me reconnais plus. Ce n’est pas de moi cette allure de pauvre caniche battu.
J’ai exorcisé le fantôme blanc de madeleine en m’achetant des sandales ORANGES :) et je m’en aurais acheté des rouges avec talons aiguilles s’il le fallait…
Et puis là j’ai un spécial coup de cœur à partager avec vous. Cette chanson a été interprétée de façon sublime par Maggie Gyllenhaal dans "happy endings" et je voudrais en faire une pensée dédiée à ami très cher qui m’en veut pour avoir été désagréable avec lui, à un ami qui devait passer un exam aujourd’hui et puis à mon bienfaiteur anonyme qui m’a fait faut bond sur ce coup là, et donc je me vois contrainte de supprimer des chansons de mon blog pour insérer celle là.
Voilà : Diana Krall – just the way you are

Ps: qu’est ce que ça fait du bien de vider son Coeur :D
14:05 Publié dans Today's mood | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
24.05.2006
Today...I'm here
Tomorrow I won't :)
Et c'est à cause du tsunami qui va s'abattre sur les côtes de casa!!!
Naaan!!!
Demain, je serai chez moi, à 200kms de cette casa qui pue les pots d'échappement et le stresse compressé. J'aurai droit au gâteries de maman, aux grâces matinées, aux balades à pied dans le quartier...et à la chaleur torride aussi. Mais ce n'est bien grave.
Aujourd'hui je suis heureuse. Comme quand on est amoureux pour la première fois, mon coeur est grand ouvert à cette brise qui souffle et il respire.
Je profite de ma journée et vous souhaite une bonne journée à tous.
17:02 Publié dans Today's mood | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note