28.08.2006
Today...I'm transparent
Savez-vous ce que c’est qu’une personne transparente ?
Je me suis souvent targuée de l’être, jusqu’à ce que j’ai compris que cela n’avait rien de gratifiant…et là je me suis tue.
Etre transparent, c’est d’avoir son cœur au bout de sa langue : c’est bien, sincère, spontané, mais en même temps tellement bête. Ben oui, puisque pour dire à quelqu’un qu’on n’aime pas qu’on ne l’aime pas, ce n’est pas très intelligent. Et puis dire à quelqu’un qu’on aime qu’on l’aime à la folie n’est pas si intelligent non plus…
Bref, j’ai toujours cru en la transparence comme une valeur suprême tellement l’état nous en accablait avec ses caisses transparentes d’élections (ne cherchez pas la relation, il n’y en a pas). J’ai cherché à l’atteindre. Je me suis toujours habillée en gris et bleu marine pour fondre dans le sombre de nos rue. J’ai toujours gardé sur le visage un sourire courtois de circonstances et masqué mes peines sauf aux plus intimes.
Je me suis efforcée de livrer mes projets les plus fous à ces mêmes intimes –après coup, je me suis souvent rendue compte que cela se retournait indéniablement contre moi…mais qu’importe.
J’ai essayé d’être là pour les anniversaires, les heurs et malheurs –surtout ces derniers…
J’ai essayé de me faire aussi transparente que cette vitre à travers laquelle on peut voir le beau et le mauvais temps…
Mais disons que transparent, c’est une belle couleur…tant qu’elle est là. Mais quand elle s’éclipse, on n’y fait même pas attention. Et ce n’est ni une bonne ni une mauvaise chose…tout comme ce vieux vase en porcelaine de chine sur cette table dans le coin, il fait l’affaire tant qu’il est là…le jour où il sera cassé on se dira zut !! Il était bien ce vase sur cette table, il faudra songer à en acheter un autre…mais on oublie et ça ne fera aucune différence de toute façon.
Peut être aurais-je dû être un peu plus capricieuse pour marquer mon terrain, plus gâtée ou plus rabat-joie. Ça aurait fait de moi quelqu’un à qui on pense par obligation, puisqu’il est si difficile de le fait par plaisir. Ça me chagrine un petit peu d’être la transparente, mais pas trop. Parce que lorsqu’on est transparent, on n’est jamais vexé, ni outragé, ni étonné…on n’a pas de limites à la tolérance. Tout ce qui vient est bon, tout ce qui part est oublié.
Bientôt viendra l’hiver, un hiver que je vais devoir passer recluse –enfin, je l’espère- dans mon petit royaume. Et j’aurais tout le loisir d’être capricieuse, vaniteuse, indifférente, hautaine et désagréable puisque j’aurais une bonne excuse…cela ne dérangera personne puisque plus personne ne sera là pour en pâtir.
Et puis viendront les anniversaires, les heurs et malheurs…les miens ? Je ne sais pas… je ne sais pas s’ils existent en dehors de ma pauv’ petite tête.
Et puis quoi encore ? Ce n’est rien, rien qu’une pauvre petite bulle d’air qui a fait son pshiiit…et c’est fini.
Retour à l’état transparent.
14:44 Publié dans Today's mood | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
23.08.2006
Comme une femme
Depuis que j’ai quitté l’école supérieure, j’ai compris à quel point il était important, voire vital, pour moi de me comporter comme une femme.
C’est vrai qu’il y avait les stages, mais là je pouvais toujours dire que j’étais encore étudiante.
Maintenant, ça y est, je n’ai plus aucun prétexte.
Je dois m’habiller comme une femme, me tenir comme une femme, rire comme une femme, penser comme une femme… et croyez-moi, ça n’a rien de si extraordinaire.
Tout d’abord il m’a fallu renoncer à mes jeans…eh oui, en entreprise il faut être un minimum classy, sauf pour le Friday où on peut se permettre une tenue quelque peu décontract (faut entendre : messieurs, vous êtes dispensés de cravates et mesdames, vous pouvez laissez vos talons au placard pour aujourd’hui.)
Sans parler des cheveux qui doivent toujours être bien domptés. Du coup, fini les tresses à moitié défaites, les queues de cheval en bas de la nuque, les coupes mi queue de cheval mi chignon…et j’en passe des meilleures.
Mais le plus dur pour moi a été de troquer mon sac à dos contre un sac à main. Là, je me suis découverte plus femme que femme !!! J’ai surpassé la réputation des nanas qui soit disant transportaient leur placard-coiffeuse-pharmacie dans leurs sacs, moi j’y rajoute ma bibliothèque, ma dvd-thèque et une partie de mes fringues. Sans parler du coin poubelle en bonus dans chacun de mes sacs. Et celà bien entendu pour satisfaire à mes crises paranoïaques qui se manifestent avec des phrases du genre : « et si jamais je chope un poil sur mon genou ? Je fais comment ? Jamais sans mon épilateur !!! » …et hop, 500g de plus. « et mon dico ? Tu me vois me trimballer avec un roman que je ne comprends qu’à moitié ? » …et encore 1kg dans mon sac.
Au finish je me retrouve avec un sac plus lourd que ma valise. Et je ne fais rien pour arranger les choses : le dernier sac que je me suis achetée va de mon épaule jusqu’à ma hanche et il est de forme carrée…je vous laisse le loisir d’imaginer.
Il y a un autre domaine où je me suis surpassée en féminité : la conduite.
Et là, depuis deux semaine que je conduis à casa, j’ai découvert le secret de la conduite : »au volant, faut considérer que tout le monde est fou et que tu es le seul sensé !! »…mais après deux jours à conduire avec ce credo, je me suis rendue compte que j’étais la seule écervelée sur la voie. Pas forcément que la doctrine de base soit fausse, mais surtout que ma manipulation des commandes de la voiture ne va pas au-delà de l’accélérateur, l’embrayage et le frein. Et encore, je ne sais passer les vitesses en force décroissante. Mais le spectacle, c’est quand j’essai de me garer… alors là, laisse tomber !!!
D’autre part, j’ai compris qu’il fallait réfléchir comme une femme pour comprendre et pouvoir gérer les hommes. Eh oui, les hommes sont apparemment une science acquise pour les Femmes( c’est drôle, même en majuscule Femme ne désigne que les femmes, contrairement à Homme :p) ... mais là, c’est un tout autre problème.
13:30 Publié dans ma vie...tout simplement | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
21.08.2006
Today…le come back
Eh oui, que tous ceux qui m’ont cru morte arrêtent la fête, je suis toujours là, pour plus de débilité encore.
Débilité parce que j’ai décidé que onetekila et douda ne seraient plus les seules à supporter mes excès de génie, que la plupart des gens prennent pour de la bêtise bête et méchante.
Je disais donc que je revenais avec une bonne dose de pH inférieur à 7, des centres d’intérêts un peu plus variés et nettement plus intéressants que les films, la music et les bouquins, et une humeur bonne… mais bonne !!!! au point où elle en devient maladive:)
Pour vous donner un avant goût de la tournure que vont prendre les choses sur ce blog (comme ça tout le monde est prévenu) je peux d’ores et déjà vous annoncer que je vais en faire une thérapie, carrément, de but en blanc…eh oui, tant pis pour tous ceux qui me croyaient saine d’esprit, tranquille, équilibrée…là il ne sera plus question de zidane, ni de chevalier blanc, ni de sac rouge ( naaaan, vous n’avez tout de même pas cru que j’allais vous épargner ce sujet juteux de conversation…les sacs !!!)
Je vais parler de moi, dans tous mes états, surtout les plus pathétiques…
Pour commencer je vous préviens, je ne suis pas une militante, ni une célibattante, ni même une battante tout court. C’est tout au plus si j’arrive à résoudre la question existentielle que doivent se poser 90% des filles marocaines n’ayant pas hérité par un hasard extraordinaire d’une chevelure en soie : que vais-je faire de mes cheveux aujourd’hui ???
N’étant pas une inconditionnelle du brushing, ni du gel, je me retrouve tous les jours devant mon reflet pathétique et le spectacle ahurissant de mes mèches qui se sont disputées tout la nuit durant !!!
Je n’ai pas 36000 solutions devant moi, c’est ou bien le chignon danseuse classique qui me donne des traits sévères et nécessite une bonne dose de cire coiffante (j’appelle ça communément morve glacée…mais ça fait plus classe en arabe !!!) ; ou alors passer ma mèche au crématorium express (c’est ainsi que j’appelle mon sèche cheveux, vu le résultat qu’il me donne)…
Et franchement, entre les deux, mon cœur balance…pas que j’apprécie spécialement l’un ou l’autre des deux supplices, ils donnent sensiblement le même résultat, une figure à peine passable et une horrible migraine. C’est surtout une question de temps (m’zenfin…c’est clair, non ?? que je me réveille tout les jours en retard !!!)
C’est ainsi donc que tous mes jours débutent avec une bataille existentielle et des questionnement philosophiques qui vont conditionner les regards que vont me lancer les gens tout au long de la journée entre indigné outragé et choqué mortifié (ouuuf….longue phrase quand même !!)
Mais demain est un autre jour...
22:57 Publié dans Today's mood | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
02.08.2006
L'humiliation
16:04 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
10.07.2006
L'homme le plus seul au monde
Pas le temps ni l'envie d'écrire, mais pour cette légende du foot, un petit geste s'impose. Je tire mon chapeau bas à ce mythe du football, à l'homme aussi. Aussi choquant que son geste ait pu être, ça ne fait que révéler encore plus la cruauté des propos proférés par Materazzi.
Bref, je n'en sais pas beaucoup sur Zidane, ni sur Materazzi et encore moins sur le football...mais je sais que hier, après 110 minutes d'efforts sans relâches, un homme s'est retrouvé seul aux vestiares, laissant derrière lui une carrière marquée au seau rouge d'une expulsion du match ultime de son parcours.
Zidane, tu resteras toujours un mythe!!!

