11.10.2007
Gimme more…memory
It all began with an application form to fill. I had to name a former employer or colleague and give its phone number. That’s when I realized that I completely forgot my first job’s phone number –had to look it up on the yellow pages. I used this number so many times, gave it to my suppliers hundreds of times for more than a year. And now, less than 15months later, I just can’t remember it.
That led me to look up into my mind for some other phone numbers I used to know by heart. My ex’s number, some old friend’s phone number, birthdays?? Nada, nothing!!! I don’t pretend having a phenomenal memory, but I really have that numbers thing, you know, when you make them live into your mind, give them some personal signification, watch them dance!!!
Then I moved on to faces. That could sound kinda familiar but I do have that faces thing as well. I tried to remember some cosy moments I had with special people… but all I could see were blurry images and shaking scenes. My memory is breaking into pieces.
I’m not all that sad for it, neither happy –although there are moments worth forgetting…you know, the hardest ones to forget. I'm just a little disappointed.
Somehow, while squeezing my poor neurones times and again to get some clear visions out of them, I started feeling weird. All I had were flashes, partial views, but overwhelming sensations, feelings that vary from deep sadness to exploding joy. I even thought I smelled some special fragrances.
I kept wondering about the way it works till I found an old diary of mine. I was happy at the thought of reading some thorough description of past events, till I started reading. All I was reporting was the feeling of the moment, the impact it left on me, the impressions I got of the situation. If I were to be categorized into some painting current, I’d definitely be listed under the impressionism entry.
Maybe is it a way to keep a maximum of thing in the little space I have in my memory.
So I think I’m going to get by with that little available space, just enough to keep the things that matters to me. Even though I won’t be able to remember every single moment, at least I’m keeping the very essence of events, the one that keeps me alive and drags me out of loneliness.
15:45 Publié dans Echos in my head | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
07.06.2006
The others
Ils devraient être morts et enterrés, à peine des souvenirs que l’on sort d’une boîte de temps à autre pour se remémorer le bon vieux temps. Et pourtant, il y en a qui restent. Ils sont là, on continue à les voir dans les lieux qu’on a eu l’habitude de fréquenter, dans un mot, dans un geste…et le tout revient. On se rend vite compte qu’ils ne sont pas morts, mais bien vivants. Oui, ces sentiments qu’on a cru, espéré enterrer sont bien vivants, et ne cessent de nous torturer.
Quand on rencontre quelqu’un, c’est un peu la même chose. Peu de temps s’en faudra avant que l’on se rende compte qu’il y a des « autres ». Ils n’ont peut être pas de preuve d’existence matérielle, pas de cicatrice visible, pas de manifestation sensorielle ; mais ils sont bien là, dans le regard absent que l’on entraperçoit dans les yeux embués de l’autre, dans le soupir brûlant qu’il laisse échapper presque malgré lui… dans ses fous rires inexpliqués. Et on finit par voir qu’il est possédé.
Moi j’ai longtemps été une « autre » sans m’en apercevoir.
C’était il y a deux ans. Une amourette de pas plus de deux mois, ou alors l’ébauche d’un amour. AY était LE rifain, impressionnant par son calme, son raisonnement toujours bien soutenu et son ton de parole régulier et apaisant.
Parce que j’étais trop jeun et con ou parce que je n’avais pas osé m’attacher à l’époque, cette histoire était morte au berceau. Du moins c’est ce que je croyais…mais un an après, AY m’appelle simplement pour demander de mes nouvelles et me souhaiter un joyeux anniversaire. Il s’était rappelé de la date de mon anniversaire et je me suis rendue compte que peut être pour lui cette histoire n’était pas vraiment terminée. Il avait porté mon fantôme en lui pendant tout ce temps…
Je pense que s’il m’avait appelé, c’était justement pour exorciser cette « autre » qu’était mon souvenir et reprendre son chemin.
Mais en faisant cela, il m’avait légué son fantôme à lui dont je ne soupçonnais même pas l’existence. Et soudain je me remis à penser à ce jour où il m’avait tenu la main pour traverser la rue, son demi-sourire et son regard perçant…
Je suis bien consciente que ce n’est que l’effet de l’inachevé, de l’inaccessible sublimé par mon imagination, mais reste-t-il que chaque fois que je pense à cette personne, j’ai le souvenir de quelqu’un de bien, vous savez, ces personnes qui passent paisiblement sans créer de grandes vagues, mais qui laissent un souvenir si agréable que l’on sourit simplement à chaque fois que l’on y repense.
Aujourd’hui, presque un an après, j’en reparle pour la première et la dernière fois, en espérant apaiser la voix de cet « autre » qui résonne tout au fond de moi.
13:06 Publié dans Echos in my head | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
18.05.2006
L’amour…ce fils de p…
Un jour, Monsieur Sérieux marchait tranquillement lorsqu’il croisa Mademoiselle Timide. Cupidon les vit, les réunit…et L’Adoul lui emboita le pas.
Un autre jour, Mademoiselle désespérée prenait pensivement son café lorsque son regard croisa furtivement celui de Monsieur Intello. Il suffit d’un peu de temps pour arranger le reste.
Un jour encore, Monsieur Célibataire endurci décida de se marier, alors il tomba amoureux de Mademoiselle Fleur Bleue (qui est encore au lycée) qui se trouve être la voisine qu’il a vu naître et grandir.
Et puis le temps passe, Monsieur sérieux trouve que Madame Timide est plutôt dévergondée. Elle, elle le trouve trop sérieux.
Madame désespérée désespère du trop d’intello-attitude de son mari qui lui se lamente de tout et désespère de voir sa femme un jour partager ses intérêts concernant la politique géostratégique des états unis dans le moyen orient et les mécanismes à mettre en œuvre afin de pallier au fléau de la pauvreté dans le monde…
Et puis Monsieur célibataire endurci joue au papa avec sa Fleur de Lys qui refuse obstinément de lui pondre un héritier. Elle, ne jure que par les fringues de Haifa Wahbi et les sorties nocturnes de sa cousine Bonne Vivante Emancipée qui vient de temps en temps lui raconter ses exploits.
Cupidon a plié bagage depuis longtemps. Il a pris ses jambes à son cou et volé très haut. Ses fléchettes imbibées à l’élixir de fougue ne font plus d’effet. Les gens sont devenus trop égoïstes pense-t-il. Ils devraient peut être sortir du cocon et apprendre à donner avant de chercher à recevoir.
11:00 Publié dans Echos in my head | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
09.05.2006
Un amour des temps modernes

Un catch me if you can qui dure le plus longtemps possible
Un jeu de mains et des yeux, des secrets de polichinelle
Des stratagèmes, des échafaudages, des passages souterrains
Des jeux de mots et de maux, infligés de part et d’autre
Hypocrisie à l’affiche, en caractères gras lumineux
Des couleurs et des paillettes
Et l’instinct du félin qui s’éveille, qui guette et rode
Vous le sentez qui monte en bouillonnant
Et puis une solitude, atroce, pesante, omniprésente
La peur de vieillir largué par le temps et les autres
Cette envie de sentir un souffle humain sur sa nuque au réveil
Puis le temps qui défile et nous file entre les doigts
On finit vite par s’en rendre compte
Cet espoir qu’on a laissé s’échapper
Cet instant fugace de bonheur
Une chimère, un songe
Et cette question éternelle sur l’essence de l’amour
Existe-t-il vraiment
A-t-il jamais existé ??
On vieillit, on s’accommode de l’ordre établi
Et on fini par survivre
Sur les vestige de ce qu’on a cru être de l’amour
Cet amour des temps modernes.
12:19 Publié dans Echos in my head | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note
05.04.2006
My own prison - Creed
A court is in session, a verdict is in
No appeal on the docket today
Just my own sin
The walls are cold and pale
The cage made of steel
Screams fill the room
Alone I drop and kneel
Silence now the sound
My breath the only motion around
Demons cluttering around
My face showing no emotion
Shackled by my sentence
Expecting no return
Here there is no penance
My skin begins to burn
So I held my head up high
Hiding hate that burns inside
Which only fuels their selfish pride
We're all held captive
Out from the sun
A sun that shines on only some
We the meek are all in one
I hear a thunder in the distance
See a vision of a cross
I feel the pain that was given
On that sad day of loss
A lion roars in the darkness
Only he holds the key
A light to free me from my burden
And grant me life eternally
Should have been dead
On a Sunday morning
Banging my head
No time for mourning
Ain't got no time
So I held my head up high
Hiding hate that burns inside
Which only fuels their selfish pride
We're all held captive
Out from the sun
A sun that shines on only some
We the meek are all in one
I cry out to God
Seeking only his decision
Gabriel stands and confirms
I've created my own prison
11:10 Publié dans Echos in my head | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
31.03.2006
A la gloire du chevalier blanc
Il était une fois, un beau royaume, où les orangers produisaient des clémentines bien juteuses, où les oliviers donnaient de l’huile pure et précieuse et où les montagnes et les villages cachaient jalousement leurs trésors au fond des maisons.
Mais cette ère de la pureté et de la naïveté dut s’éteindre, car le vieil oncle SAM avait rivé les yeux sur ces terres inexplorées. Alors il y expédia ses chanteurs, danseurs et créateurs de mode. Dans chaque, foyer, chaque établissement, on pouvait voir le sourire moqueur de cet oncle SAM. Souvent, on pouvait même le voir dans les rastas des jeunes musiciens, sur les tatouages des bad boys et les piercings des adolescentes.
Le beau et paisible royaume était devenu corrompu par le désir de ressembler aux belles libanaises (qui ressembles aux chicas des usa) et aux beaux américos.
Et dans cette ère ténébreuse, un chevalier est apparu. Il n’avait pas vraiment l’air d’un chevalier avec l’armure et tout et tout… il passait presque inaperçu. Et pourtant il avait en lui une foi ardente en le bien et il était décidé à combattre le mal et accomplir son destin glorieux.
Il était immunisé contre le phénomène SAM pour l’avoir étudié de près, il connaissait même son langage et sa science…
Alors il décida d’aller à la recherche de la source pure. On lui avait assuré qu’elle existait, même dans la jungle sauvage blanche il pouvait la découvrir s’il ouvrait grand les yeux.
C’est ainsi qu’il s’arma de prudence, d’exigence et de beaucoup de patience, et partit à la conquête de la source pure.
Il marcha longtemps, trempa les pieds dans de petits ruisseaux, s’immergea dans des lacs limpides et s’engouffra sous des chutes d’eau…il a accompli sa traversée du désert en pleine jungle, cherchant désespérément cette fameuse eau limpide et gardant au fond de lui un espoir secret de la trouver un jour.
Et c’est au moment où il allait y renoncer que j’ai croisé son chemin. Eh oui, au cas où personne ne s’en serait rendu compte (comment on aurait pu deviner, que je suis bête), je suis la goutte de rosée qui est restée accrochée à une feuille et qui luttait contre les doux rayons de soleil qui menaçaient de me transformer en vapeur.
Je disais donc que je croisai le chemin du vaillant chevalier blanc au moment où il jetait son armure à terre, et s’apprêtait à quitter la jungle blanche (je sais, bezzaf…mais que voulez-vous ? le blanc c’est tendance cet été).
Je l’ai interpellé parce que j’ai vu dans son regard une détermination rare et une âme généreuse. Je l’ai arrêté aussi parce que je savais ma fin très proche : toute petite gouttelette que j’étais, je ne devais plus espérer grand-chose de cette vie.
Je murmurai à son oreille une triste litanie et une prière de me sauver de l’oubli. Ma hantise était de mourir oubliée comme je vécu oubliée. Il posa l’œil sur moi. J’ai cru voir une seconde l’éclat d’une flamme, d’une passion ravivée, mais il se rendit bien vite compte que ce n’était que moi. Et moi je n’avais que très peu à donner au voyageur assoiffé qu’il était.
C’est alors qu’il me révéla dans un doux mélange de rage et de tristesse l’objet de sa quête.
A ce moment là, je compris que mon salut était entre ses mains, et dans son cœur.
« La source pure existe bel et bien, j’en viens moi-même. Je ne saurais te dire où elle se trouve exactement, elle se fait tellement discrète et précieuse par peur que les yeux des gens ne la souillent par trop de convoitise. Mais je pourrais t’accompagner dans ta quête, un court moment, certes -car disparaître est mon destin incontournable- mais je serai là quand tu n’y croiras plus pour te redonner foi. Tout ce que je te demande c’est une paroi infime de ton cœur pour y graver mon épitaphe. Rien qu’un petit mot pour m’assurer l’éternité. »
Il me sourit, me pris dans sa main, et avança d’une démarche énergique et déterminée. Mais il ne me dit rien. Alors moi j’espère que je serai tout de même sauvée de l’oubli, et en attendant le jour où la chaleur aura raison de moi, où je m’éloignerai vers les cieux, je me raccroche à ses doigts.
18:45 Publié dans Echos in my head | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
14.03.2006
Delirium

Enveloppez vous de silence et d’obscurité, et laissez vous bercer par la voix sensuelle de Carla Bruni…
Tu es assis au fond de la salle, tu avale une nourriture que tu ne goûtes pas et tu respires difficilement dans cette atmosphère glauque et embrumée. Des rires et des chuchotements te parviennent des tables adjacentes, et tu promènes ton regard lentement, indifféremment sur ces scènes aux couleurs trop vives, trop criardes. On aurait dit que par leurs couleurs ces habits tentaient de sortir de la banalité et ces visages tentaient d’échapper à l’anonymat. Une music étouffée se mêle au brouhaha dans une mélodie indécise, indéfinie. Un bruit de fond, rien que ça. Un simple bruit de fond qui berce tes pensées et trompe ton impatience.
Tu es assis, tu manges mécaniquement, et tu jettes ton regard sans rien voir. Tu ne voit qu’elle, tu ne respires que pour elle. Tu n’attends qu’elle.
Et elle finit par se montrer.
Personne ne l’a annoncé. Elle n’en a pas besoin. Les deux ou trois notes jouées par Carlos ajustant les cordes de sa guitare ont suffit à plonger la salle dans un silence religieux.
Tu la voit qui avance vers le devant de la scène, se hisse sur le tabouret en face du micro et rejette ses mèches blondes en arrière. Une longue robe noire moulante, une fente, une jambe toute blanche. Et des yeux profonds qui balayent la scène d’un air absent. Tu as l’impression qu’ils hésitent un centième de seconde avant de t’envoyer rejoindre le reste de la salle dans le royaume de l’indifférence. Vous êtes indifférents les uns aux autres, et vous lui êtes tous indifférents.
Et elle entrouvre les lèvres pour laisser échapper deux mots, une mélodie…elle chante et on dirait qu’elle soupire. Oui, toi tu sens son soupir qui te brûle le cou, ses lèvres qui te chuchotent à l’oreille ce doux aveux d’amour. Tu en frissonnes…
Tu ressens presque la douce soie de sa robe se dérober sous tes doigts, sa voix se casser en prononçant ton prénom. Elle est si proche de toi que son odeur te colle à la peau, si fragile qu’elle craquerait sous le poids d’un mot, d’un battement de cil…et toi tu restes immobile.
Tu ressens cet infime muscle qui se raidit sur sa nuque, sa peau qui rosit légèrement avec ce crescendo qu’elle attaque. Tu voudrais être ce vernis couleur sang sur ses doigts, ce tatouage que tu devines sur son dos, cette douleur qu’elle chante et qui lui arrache une larme salée.
Et tu la désires.
Comme une déesse que tu voudrais profaner, une sorcière que tu veux guider au bûcher…comme ton amour.
Jour après jour tu es venu ici, tous les soirs pour la voir étaler ses blessures d’une voix écorchée et d’un visage de marbre. Et ainsi, tu viendras l’attendre tous les soirs. Pour le plaisir d’un instant de rêve, un espoir ou un regard.
19:50 Publié dans Echos in my head | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
12.03.2006
Mon Tango
Un, deux, trois…une jambe, puis une deuxième. Des pas croisés, entrechassés. Je sens une main tendre mais ferme emprisonner ma taille et guider mon corps. Elle me maintient en équilibre, un équilibre fragile, menaçant et excitant. Je bascule en arrière, mes cheveux frolent le sol et la danse se gèle un instant presque interminable…
Deux corps suants qui se rejettent haineusement et de rapprochent lascivement. Le désir qui emplit l’air et scelle les mains dans une rage désespérée de vivre, et une profonde tristesse au fond des regards.
C’est ainsi que ça danse dans ma tête, tantôt lentement, tendrement, et tantôt farouchement, presque sauvagement. Et dans ce tourbillon fait de rêves et d’espoirs, je verse une poignée de réalité, une pincée de mon concentré d’amour et n soupçon de rancœur pour pimenter le tout.
On dirait que je suis passée de la piste de danse à la cuisine sans m’en rendre compte !!!
En tout cas, ce ne sont que des échos qui me parviennent de loin, que je repêche dans le déluge de mes pensées et que j’étale au soleil…à vos yeux.
12:30 Publié dans Echos in my head | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

