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30.11.2006
Today…I’m unbearable !!!
Pour de vrai !!! Une petite peste insupportable à l’extrême.
On me dira que c’est normal, que ça finit par passer, d’habitude c’est ce que je m’efforce de faire, garder le silence jusqu’à ce que ça passe…mais cette fois ci, peut être à cause de l’âge :p, mais c’est différent.
Allons y méthodiquement.
Symptômes :
- Une bonne semaine de « ché pas ce que j’ai » attitude ;
- Le réveil toujours difficile et désagréable ;
- Un abonnement à l’expresso du coin ;
- Un entêtement de mule pour tout un tas de futilités (et quand c’est conjugué à mon sang de pure znassnia…je vous laisse deviner)
- Du boulot qui s’empile ;
- Un va et vient interminable sur le répertoire de son téléphone ;
- Un enclavement choisi vis-à-vis de tout ce qui pourrait ressembler à une vie sociale (c’est paradoxal…mais c’est comme ça que ça se passe croyez moi !!)
- Un journal intime abandonné ;
- Un blog déserté :
- Des coups de fils écourtés à la mama ;
- Et pour couronner le tout, une allure grincheuse à l’extrême avec un « je cherche la bagarre » inscrit en gras majuscule sur le front (j’avoue qu’avec ma mini size ça se marie assez mal, mais je m’entête à le faire tant bien que mal :p)
Tout cela à conjuguer à un profond sentiment de culpabilité envers les personnes qui comptent pour nous et à qui on fait subir notre mauvaise humeur.
Alors pour faire face à cette vague quelque peut agaçante à la longue j’ai ma petite méthode :
- Je transferts ma mauvaise humeur vers une personne étrangère à mon entourage immédiat. Mon encadrant en a fait les frais hier en ayant affaire à une moi extrêmement arrogante et auto suffisante.
- Un poste où j’étale ma misère et mon désarroi au grand public, comme ça la cocotte ne risque pas de m’exploser à la figure.
- Je m’abats sur mon boulot et j’y déverse ma haine.
- Je me fais belle (je vais jusqu’à me tartiner avec du fond de teint et du rouge à lèvres bordeaux !!!)
- Un relooking ne serait pas de refus…mais ça peut attendre encore un peu, le temps que le miel de mes cheveux m’agace.
Bonne journée à tous…et merci de supporter l’insupportable que je suis :)
29.11.2006
Une sorte de jeu...
J’ai envie de pleurer. Et cette envie m’accompagne depuis quelques jours déjà. C’est vrai que j’ai pleuré en voyant Babel, mais ça ne compte pas ça, c’était un pleurage light et cathartique. Maintenant j’ai juste envie de pleurer jusqu’à avoir les yeux gonflés et le nez tout rouge.
J’ai comme une sensation d’impuissance qui me ligote les bras et m’empêche d’avancer (comme dans la chance d’Amel Bent :p).
J’ai envie d’un champ de jasmin, d’un oranger et d’une rivière calme.
J’ai envie de boire du vent et vomir de la rancœur. Je veux expurger ces peines et ces peurs. Je veux me retrouver dans un noir calme et protecteur. Une solitude infinie.
J’ai envie de me retrouver avec elle, celle que j’ai toujours détestée et aimée tour à tour. Celle qui et tombée et retombée, puis s’est relevée pour devenir enfin moi.
J’ai envie de regarder dans une glace et voir autre chose que moi-même. Un petit bonheur volé au temps, un petit quart d’heure de gloire… un soupçon d’allégresse…
Finalement ça fait beaucoup de bien de sertir son texte de « je ».
Et je me sens déjà mieux :)
19:04 Publié dans ma vie...tout simplement | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
08.11.2006
Episode 5 - That’s nothing…just my heart bleeding
Warning: all events and characters contained in the following text are mere imagination. Any resemblance with reality is JUST a haphazard…believe me…
Tu es dans une voiture. Tu roules à 120 à l’heure. Tu vois le mur en face de toi. Tu colles ton pied au plancher, le frein ne répond pas. Pourtant tu appuies fort, tu insistes, et tu sens la voiture qui glisse sur la chaussée mouillée sans ralentir. Tu vois ce mur en face de toi se rapprocher et tu garde des yeux écarquillés, incrédules et sans aucune voie de recours.
Et tu fonces droit dans le mur.
Le plus drôle dans l’histoire, c’est que pendant tout ce temps tu étais conscient de tout ce qui se passait autour de toi. Mais la peur t’avait anesthésié, et comme dans un cauchemar, tu étais incapable d’agir.
Moi, je me suis vue foncer dans le mur. Il était devant moi, et je sentais les mots glisser de ma bouche. J’essayais de serrer mes lèvres, mais cela ne servait à rien. En vain, j’ai tenté de freiner le flot d’aveux qui coulaient de ma bouche.
Je lui ai tout dit.
Je t’aime, je ne peux pas être à toi, tu ne seras jamais heureux si je t’offre l’immortalité.
Mais les sentiments, comme les boites de conserves, ont une DLC. Les miens sont comme moi, immortels ou presque.
Il m’a tourné le dos et s’en est allé.
Longtemps j’ai erré à sa recherche. J’ai abandonné mon bienfaiteur, celui qui m’a sauvé du choléra en m’offrant son sang à boire et avec lui l’immortalité, mon bon vieux Martus.
Des années durant j’ai sillonné les champs de batailles, j’ai piétiné des corps, j’ai failli geler de froid. Et je suis enfin retournée auprès de Mratus. Et Martus, du haut de ses centaines d’années m’avait bien mise en garde contre cet amour. « Garde ton petit cœur mon enfant », m’a-t-il dit ; « tu ne trouveras point d’homme qui puisse mériter ton sang !!! »
Mais quelques jours plus tard, il était revenu. Il avait pris de l’âge et beaucoup de charme. Je l’ai invité à entrer chez nous. Martus dormais. Moi je volais au dessus des nuages.
Je suis partie au village chercher de la nourriture digne d’un humain. Sur le chemin du retour, je me suis arrêté dans les bois pour remplir la fiole dans laquelle j’allais lui offrir l’immortalité.
Je foule la porte d’entrée sur un petit nuage. Il y a un silence pesant sur les lieux, mais je refuse d’y prêter attention. Je cherche mon bien aimé du regard…mais je ne vois que la tête de Martus qui roule par terre.
IL avait volé l’âme de Martus, IL avait bu son sang. IL m’avait pris mon protecteur, la seule personne qui ne m’ait jamais vraiment aimée et protégée dans cette vie.
Je me suis retournée, et devant moi IL se tenait droit, fier et le regard vide.
« Qu’est ce qui coule de cette fiole ?? » m’a-t-il demandé en voyant le liquide rouge qui s’écoulait de ma fiole brisée…
« Ce n’est rien…juste mon cœur qui saigne… »
13:19 Publié dans The Quest | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
01.11.2006
Episode 4- Bloody me!!!
Warning: all events and characters contained in the following text are mere imagination. Any resemblance with reality is JUST a haphazard…believe me…
Cela faisait deux mois déjà que l’appartement en face du mien était inoccupé. Depuis le départ du vieux couple qui y vivait, plus personne n’avait osé contracter un loyer pour cet appartement là. Il faut dire que la vieille avait un don de narratrice hors du commun, elle racontait ses hallucinations avec un tel réalisme que je m’y méprenais moi-même à plusieurs reprises. D’ailleurs, quand je venais d’arriver dans mon petit logis, elle n’a pas manqué de me mettre en garde contre les mauvais esprits qui y régnaient…
Mais le temps et mon caractère déterminé ont eu raison de ses histoires si bien racontées.
Jusqu’au jour où l’on a retrouvé ses petits canaris saignant dans leur cage, et puis son chat. Et pour finir, son vieux mari a commencé à trop parler, à raconter ses nuits torrides avec une certaine beauté d’une chevelure noir charbon et d’une peau blanche comme de la crème !!! Et puis il a sombré dans une folie singulière, comme plongé dans un monde parallèle duquel il ne voulait plus sortir.
Moi je trouvais cela bien dommage, surtout pour un homme aussi pieux…même que la mémé n’était pas assez bien pour lui, elle qui ne manquait pas une occasion de médire de tout le monde et surtout de moi, de mettre le concierge en garde contre mes sorties nocturnes et mes rentrées tardives à la maison, de demander à l’épicier du coin ce que j’achetais comme aliments « bizarres » et « incorrects » !!!
Mais ce matin, en me réveillant –un peu après midi comme d’habitude-, je me suis heurté à quelque chose de solide qui sentait l’Emporio Armani et le tabac froid. De quoi me demander si je ne rêvais pas encore. Je lève les yeux, et meeeerde !!! Un beau brun d’un mètre quatre vingt dix, les yeux bleus gris envoûtants et la chevelure ébène…de quoi me renvoyer dans les pommes illico presto. Mais à voir sa réaction confuse, il faut croire que mon état de béatitude ne se voyait pas sur ma figure, puisqu’il a pris un air suspicieux et s’est empressé de s’excuser avant de fuir littéralement à l’intérieur de sa demeure.
Je suis restée une petite minute à déguster les restes de cette odeur paradisiaque dans mes narines avant d’aller piocher du lait et des biscuits chez l’épicier du coin. Il faut dire que la réaction de mon nouveau voisin ne m’a pas laissée trop perplexe, vu que mon look au réveil est suffisant pour faire fuir le plus brave des guerriers lol.
Mais le soir arrivé, je senti le prédateur en moi s’éveiller…
Il est jeune, en bonne santé et tout frais…il me le faut !!!!
C’est fou ce que les garçons peuvent être superficiels. Un petit coup de brosse, une touche de pinceaux sur le visage et deux gouttes de parfum et le tour est joué. Avec tout cela il faut le petit battement d’aile du papillon pour déclencher le tout, et comme par hasard –pas si hasardeux que cela- la lampe de mon séjour a cramé et j’avais besoin d’un coup de main…
Monsieur accepte héroïquement de m’aider, et il faut dire que l’héroïsme se manifeste automatiquement dès qu’il aperçoit un beau décolleté plongeant ou un petit jogging bien moulant…ahh !!! Ces garçons !!
Un séjour plongé dans la pénombre, de la douce musique très suggestive et des senteurs de santal discrètement disséminées dans les recoins de l’appartement. Cinq minutes plus tard il était dans mes bras ou j’étais dans les siens, peu importe. J’avais hâte de passer à l’essentiel, aux choses sérieuses…
Au matin, le réveil était difficile pour lui, délicieux pour moi.
« Mais qu’est ce que tu as bien pu me faire ??? Je suis complètement cassé !!! »
Je souris et me glisse un peu plus sous les couettes, il est encore dix heures et j’ai beaucoup de sommeil à récupérer.
Ces nuits de plaisir se répétaient sans jamais se ressembler. Et jour après jour, je commençais à en avoir marre de ce simulacre qui précédait le plat de résistance, j’avais envie d’y aller directement, sans avoir à amadouer cet enfant gâté. Heureusement que le lexomil existe, et c’est devenu mon épice fétiche. Tous les plats de mon chéri en contenaient, et du coup je pouvais avoir mon repas à mon tour tranquillement. Et ce beau brun est un si délicieux repas.
Mais le jour est venu où il est venu me voir, mine décomposée et regard semi absent.
Il venait m’annoncer qu’on lui avait découvert une maladie singulière, quelque chose qui ressemble à une intoxication du sang, que ça lui causait des troubles de mémoires et de perte de conscience…et qu’il devait se faire interner dans une clinique spécialisée à l’étranger.
Et je l’ai vu partir…tout comme mon vieux voisin…
Ceci dit, je l’aimais particulièrement bien mon beau brun, il avait la chaire tendre et les veines visibles et pas trop résistantes. Avec le vieux, je devais faire des efforts tumultueux afin de ne pas laisser trop de traces sur sa peau rigide !!!
Maintenant, je dois attendre encore quelque temps avant de pouvoir retrouver du sang frais à portée de main. Que voulez-vous les amis ?? Les temps se font durs et pour se nourrir correctement il faut prendre énormément de risques avec tous ces pervers qui peuplent les rues !!!
12:40 Publié dans The Quest | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
