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28.05.2006

Today....I'm a stranger

Une amie que j'ai connue depuis le collège, qui était une amie au lycée, room-mate à poudlhar et pour qui j'étais la confidente, s'est mariée ça fait un mois et demi. Je l'ai appris par une autre amie...
Je devrais composer un visage de circonstances et feindre l’indifférence, mais la vérité est que ça me fait quelque chose qu’elle ne m’ait pas invité. L’amitié ne s’impose pas, mais est-ce qu’elle se simule comme un orgasme ? Deux jours de cela je me sentais comme une bekhoucha en lisant les échanges de sugababes avec un ami bloggueur, la sensation d’impuissance me donnait des nœuds à l’estomac et des questions qui m’ont mis la cervelle en compote. Comment puis-je prétendre être son amie si à ce moment délicat je ne trouve rien à lui dire, rien à faire pour soulager sa peine…
Et puis quoi ? Je veux être l’amie de tout le monde ou quoi ? Faudrait peut être que j’arrête aussi de me faire des films, peut être que la fille en question ne m’a jamais considérée comme son amie, ou qu’on a des conceptions différentes de l’amitié…ou que simplement je me suis retrouvée là au moment où elle avait besoin de parler à quelqu’un et de partager la naissance de son premier amour…
Et je me retrouve à me poser des questions sur ce phénomène de télé réalité et de blogging, cette envie d’exposer nos vies, de partager nos sensations et nos maux. Est-ce parce qu’on se sent seuls, étrangers ??
A poudlhar je me suis toujours sentie étrangère, et j’ai toujours conservé une distance entre mon monde à moi et la vie de l’école. Je ne délivrais ma vie qu’en parcelles divulguées avec parcimonie et jamais tout le lot à la même personne. Et aujourd’hui, me voilà à parler frénétiquement de moi de mes soucis, de mes états d’âmes…à essayer inconsciemment ou peut être consciemment et intentionnellement d’astiquer mon image et la présenter dans un écrin en velours : « messieurs, dames…venez voir la gentille petite fifille à sa maman !!! »
Et lui, pour qui je me tient sagement et docilement en marge de sa vie. Mais là c’est une autre histoire.
Aujourd’hui je me sens plus étrangère que jamais dans ce monde, parce que je ne me reconnais plus. Ce n’est pas de moi cette allure de pauvre caniche battu.
J’ai exorcisé le fantôme blanc de madeleine en m’achetant des sandales ORANGES :) et je m’en aurais acheté des rouges avec talons aiguilles s’il le fallait…
Et puis là j’ai un spécial coup de cœur à partager avec vous. Cette chanson a été interprétée de façon sublime par Maggie Gyllenhaal dans "happy endings" et je voudrais en faire une pensée dédiée à ami très cher qui m’en veut pour avoir été désagréable avec lui, à un ami qui devait passer un exam aujourd’hui et puis à mon bienfaiteur anonyme qui m’a fait faut bond sur ce coup là, et donc je me vois contrainte de supprimer des chansons de mon blog pour insérer celle là.

Voilà : Diana Krall – just the way you are

podcast


Ps: qu’est ce que ça fait du bien de vider son Coeur :D

24.05.2006

Today...I'm here

Tomorrow I won't :)
Et c'est à cause du tsunami qui va s'abattre sur les côtes de casa!!!
Naaan!!!
Demain, je serai chez moi, à 200kms de cette casa qui pue les pots d'échappement et le stresse compressé. J'aurai droit au gâteries de maman, aux grâces matinées, aux balades à pied dans le quartier...et à la chaleur torride aussi. Mais ce n'est bien grave.
Aujourd'hui je suis heureuse. Comme quand on est amoureux pour la première fois, mon coeur est grand ouvert à cette brise qui souffle et il respire.
Je profite de ma journée et vous souhaite une bonne journée à tous.

18.05.2006

L’amour…ce fils de p…

Un jour, Monsieur Sérieux marchait tranquillement lorsqu’il croisa Mademoiselle Timide. Cupidon les vit, les réunit…et L’Adoul lui emboita le pas.
Un autre jour, Mademoiselle désespérée prenait pensivement son café lorsque son regard croisa furtivement celui de Monsieur Intello. Il suffit d’un peu de temps pour arranger le reste.
Un jour encore, Monsieur Célibataire endurci décida de se marier, alors il tomba amoureux de Mademoiselle Fleur Bleue (qui est encore au lycée) qui se trouve être la voisine qu’il a vu naître et grandir.
Et puis le temps passe, Monsieur sérieux trouve que Madame Timide est plutôt dévergondée. Elle, elle le trouve trop sérieux.
Madame désespérée désespère du trop d’intello-attitude de son mari qui lui se lamente de tout et désespère de voir sa femme un jour partager ses intérêts concernant la politique géostratégique des états unis dans le moyen orient et les mécanismes à mettre en œuvre afin de pallier au fléau de la pauvreté dans le monde…
Et puis Monsieur célibataire endurci joue au papa avec sa Fleur de Lys qui refuse obstinément de lui pondre un héritier. Elle, ne jure que par les fringues de Haifa Wahbi et les sorties nocturnes de sa cousine Bonne Vivante Emancipée qui vient de temps en temps lui raconter ses exploits.
Cupidon a plié bagage depuis longtemps. Il a pris ses jambes à son cou et volé très haut. Ses fléchettes imbibées à l’élixir de fougue ne font plus d’effet. Les gens sont devenus trop égoïstes pense-t-il. Ils devraient peut être sortir du cocon et apprendre à donner avant de chercher à recevoir.

17.05.2006

Today...I'm still lost

Pourquoi revient-elle encore ? Cette sensation de vide au fond de l’estomac qui dénonce un chagrin dissimulé…
Pourquoi maintenant, que tout devrait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes, je veux courir me cacher, cacher ce mal qui brille au fond de mes yeux…on dirait le goût de la trahison, de la séparation, du sang bouillant d’un cœur ébréché.
Pourquoi quand le déluge s’annonce dans ma tête, je ferme les yeux et plane ailleurs pour ne pas sentir la pression sur mon corps. Je me laisse flotter en apesanteur pour esquiver ces poids qui m’enchaînent les chevilles au sol.
Pourquoi tant de questions quand j’en connais les réponses.
Pourquoi chercher des sentiers perdus alors que la voie est si nettement tracée droit devant.
Elle fait mal cette chienne de vie…et c’est peut être bien pour ça qu’on s’acharne autant à la vivre.

11.05.2006

Today…I’m lost

Je devrais bosser mais je n’y arrive pas, je voudrais me laisser aller mais je me sens prisonnière. Prisonnière du temps, d’une tradition, d’un rêve auquel je crois aveuglément. D’une réalité aussi.
Et du coup je me sens vieillie et incapable de fermer l’œil sur ces détails qui font que tout semble soudain si clair et limpide, tout ce qui me donne ces maudites crises d’angoisse, tout ce qui me soulève le cœur de peur et de panique à chaque fois que je pense à demain.
Oui, aujourd’hui je comprends parfaitement ce qui fait que je persiste même quand je sais que c’est sans issue ; ce qui fait que je me laisse aller des fois à cette torpeur en essayant de tout fuir surtout moi-même ; ce qui fait que j’ai besoin de me détacher de mon nombril…
J’ai vraiment envie de silence, d’un bon bain de silence et de calme.
C’est bête de dire et redire ces mots à l’infini, parce que ça ne mène nulle part. c’est une éternelle course sur place.
Mais quand on est têtu, petit et vulnérable, on a besoin de parler, de dire que l’on tient à ce petit trésor au fond du cœur parce qu’il nous maintient en vie, parce qu’on veut y croire ou peut être simplement parce qu’on est stupide.
En parlant de stupidité, je réfléchissait hier en rentrant à la maison –parce qu’il m’arrive aussi de réfléchir - à ce gardien sourd muet de poudlhar (l’université au fond de la forêt). C’était un petit vieux monsieur avec une grosse moustache blanche qui aimait raconter un tas de trucs. Et quand il me voyait, il m’arrêtait pour dire bonjour et pour me raconter toute sorte de choses, des trucs qui se sont passés à l’univ, à côté, en ville…et il me donnait mal à la tête tellement il racontait de choses…
Et je me sens stupide maintenant quand je pense à la simplicité de sa vie à ce mec, lui qui était tout le temps souriant !!!
Je sens ma cervelle comme une glace qu’on aurait oubliée hors du frigo, entrain de fondre –c’est vrai qu’il fait chaud ici- et je me laisse fondre lentement…
Ça me manque Saïdia avec sa mer calme au coucher du soleil à la surface plate comme si c’était de l’huile (on utilise toujours cette comparaison…maintenant je me demande pourquoi…) et j’ai envie de manger une énorme glace nougat/chocolat/café.
Pour me faire pardonner pour cet énorme tas de divagation, je partage avec vous le plaisir d’écouter ma Alanis Morissette. Entre ces deux états d’âmes je balance.

Your House

podcast



You learn
(je suis trop nulle en informatique, je n'ai pas pu insérer ce titre!!!)
Maintenant, grâce à une généreuse intervention de la part d'une personne dont je tairai le nom pour pas exposer ses bonnes actions à la disgrâce du Seigneur (je divague encore...ça doit être le soleil et le chocolat lol), vous pouvez écouter ce merveilleux titre ici :
podcast

10.05.2006

Today....I'm so beautiful

You are so beautiful - Ray Charles




et je plane.... :)

09.05.2006

Un amour des temps modernes


Un catch me if you can qui dure le plus longtemps possible
Un jeu de mains et des yeux, des secrets de polichinelle
Des stratagèmes, des échafaudages, des passages souterrains
Des jeux de mots et de maux, infligés de part et d’autre
Hypocrisie à l’affiche, en caractères gras lumineux
Des couleurs et des paillettes
Et l’instinct du félin qui s’éveille, qui guette et rode
Vous le sentez qui monte en bouillonnant
Et puis une solitude, atroce, pesante, omniprésente
La peur de vieillir largué par le temps et les autres
Cette envie de sentir un souffle humain sur sa nuque au réveil

Puis le temps qui défile et nous file entre les doigts
On finit vite par s’en rendre compte
Cet espoir qu’on a laissé s’échapper
Cet instant fugace de bonheur
Une chimère, un songe
Et cette question éternelle sur l’essence de l’amour
Existe-t-il vraiment
A-t-il jamais existé ??

On vieillit, on s’accommode de l’ordre établi
Et on fini par survivre
Sur les vestige de ce qu’on a cru être de l’amour
Cet amour des temps modernes.

08.05.2006

Today...I'm pink

Si vous ne l’avez pas encore remarqué, je viens d’inaugurer là une nouvelle rubrique. Là, je vais vous faire écouter des morceaux qui me plaisent ou que j’aime pas, des tubes pour ramener des souvenirs, d’autres pour me taper un bon quart d’heure de délire.
Ça ne devrait pas durer bien longtemps, disons pendant deux ou trois semaines.
Et puis je vais commenter ces morceaux (puisque j’aime jouer à la critique d’art !!!).
Sans plus tarder, le délire du jour :)

Pink – Aerosmith

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Cette chanson stimule la partie rose du cerveau, celle qui ne se réveille généralement qu’après une bonne dose de marijuana. Ça n’a rien à voir avec le « voir la vie en rose », c’est carrément vivre la vie en rose.
Et je danse en écoutant ce tube, je vous promets que cette une sensation qui vaut le coup d’être vécue. Essayez rien qu’un instant de fermer les yeux et sentir la bonne humeur monter en vous avec le « pink ». La couleur qui tourne à l’obsession, la passion qui s’en déverse et ce flot de sang chaud qui bat dans les tempes.
Oubliez pendant les quatre minutes de ce tube toutes les ratures, le noirs et gris de la vie. Le rouge brique et le moutarde des murs. Le vert algue sur la cravate de votre boss, les fleurs outrageusement jaunes sur la jupe de votre collègue. Même le fushia que la secrétaire s’est mis sur les lèvres zappez-le, ce n’est pas du « Pink » !!!
Et revenez de ce court trip ravivés en couleurs.
Bonne journée à tous :)

05.05.2006

Si seulement...

Si seulement maggie n'avait pas insisté autant pour le voir
Si seulement Douda ne lui avait pas cédé si facilement
Si seulement "Capote" n'avait pas cédé sa place si facilement aux deux toutoureux
Si seulement Jennifer Love Hewitt n'avait pas cette tête de Grimlins
Si seulement son p'tit copain n'était pas si mauvais acteur
Si seulment maggie n'avait pas réussit à deviner le dénouement une heure avant la fin du film
Si seulement Jennifer Love Hewitt -productrice et vedette- n'avait pas insisté pour chanter DEUX fois dans le film (et se la jouer petit ange timide par dessus le marché)
Si seulement...un film râté. Absolument à râter!!!

04.05.2006

La solitude...celle qui tue!!!

Est ce que vous connaissez le goût amer de la solitude au fond de la gorge.
Nooon, pas la solitude de l'être mal aimé, abandonné ou en quête de l'âme soeur.
La solitude dont je parle est celle de se sentir rejeté parce qu'on est différent. La différence qui engendre l'exclusion. Et l'exclusion qui enfante la rage...
"tu crois savoir qui tu es?...tu n'en as pas la moindre idée..."
On se croit tolérent, ouvert aux autres, on se complait à jouer les héros, mais ce n'est qu'une fois mis devant nos réactions primitives que l'on peut savoir à kel point on est comme tous les autres...(je ne vous en dis pas plus, sinon je vais griller le film :s)
Mais quand il s'agit de décrire la haine que la peur de l'autre peux générer, il faut voir Edward Norton jouant merveilleusement bien le rôle de Derek, un skin head americain. Des scènes fortes, ensanglantée et très porteuses de sens...
On y voit comment la vie peut basculer à cause d'une doctrine embrassée aveuglément, comment la leçon est dure à apprendre et comment ni la race, ni la confession ne sont des critères déterminants pour le jugement que l'on peut porter sur une personne.
Et la conclusion vient de la bouche du jeune Danny (le petit frère de Derek) :"Hate is baggage. Life's too short to be pissed off all the time. It's just not worth it. "

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